Petite histoire intuitive avec un âne

Petite histoire intuitive avec un âne

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Ça a commencé il y a deux mois, quand un âne tout marron accompagné d’un poney tout blanc sont venus s’installer dans un champ à côté duquel on passe souvent, Babouchka et moi.

Babouchka c’est mon immense petite chienne. Elle a un an et deux mois. C’est un mélange issu de mélanges, qui ressemblerait à un Beauceron à oreilles recroquevillées, mais qui n’en a rien à rien, pas un gène. Son père tirait plus du Rottweiler, et sa mère d’une louve. On vient tout spontanément d’apprendre à faire top-là ensemble :o) Je vais pouvoir me la péter devant les frileux :o)

Et donc l’âne tout marron et son poney tout blanc. La première fois que je les ai vues ces deux là, l’âne essayait de sauter sur le poney. Ils se battaient. Et quand il a vu Babouchka l’âne s’est mis à brailler tout son saoul. Ça m’a fait pensé à l’histoire d’un âne qui vivait dans le coin et qui détestait les chiens. Du coup, hop, on est parti. Nul raison de rester là où on est pas voulu.

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Mais quelques jours plus tard, Babouchka, toujours plus hardie que moi, s’est aventurée vers l’âne et le poney, et du coup, je leur ai causé un brin, puis je leur ai chanté une chanson tzigane, et puis je leur ai dit :

– A plus tard, on se revoit de l’autre côté du champs.

Et là, ils y sont allé et nous ont attendu, car on avait plus de chemin pour nous y rendre. Je leur ai encore chanté la chanson, je les ai flatté comme il se doit, et j’étais heureuse de cette rencontre comme une gosse !

Dernièrement, l’âne, il faisait mine d’en avoir rien à fiche de moi. Alors ce soir, je me suis dite, dans ma petite tête, genre en secret :

– Ce soir, c’est moi qui en a rien à fiche. Et s’il ne se met pas à brailler à la moitié du champ, c’est que je me suis imaginée un début d’amitié. C’t’idiot a attendu que je traverse tout le champ et que je passe derrière la première maison, mais il a braillé !

Transmission de pensée, ou simple manipulation ? Allez savoir…

En tout cas, ça m’a ramenée à ce blog, après un an, ça aura au moins le mérite de faire ça :o)8680156_l-ane-qui-rit

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Voici pourquoi j'écris : "Il n'y a pas de gens faibles, il n'y a que des gens qui ne savent pas ce qu'ils valent." Et voilà ce qui m'y pousse : "Les enfants sont des énigmes lumineuses." Des mots de Pennac, évidemment :o)

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